Photovoltaïque : l'écho de la presse

 

LE PROJET DE CENTRALE SOLAIRE REFAIT SURFACE

 

JOFFREY VOVOS | Publié le 29.11.2011, 07h00 ( Le parisien)

 

Le projet de centrale solaire dans le parc du Levant à Lieusaint fait l’objet d’une enquête publique jusqu’au 16 décembre. Ce qui n’est pas du goût du collectif formé par trois associations locales de défense de l’environnement, qui croyait ce projet enterré. | (LP/ M.-C. VASSART.)

Ils l’avaient cru abandonné et voilà qu’il reparaît. Le projet de centrale solaire qui doit voir le jour dans le parc du Levant, à Lieusaint, fait l’objet d’une enquêtepublique jusqu’au 16 décembre. De quoi raviver la colère du collectif formé par trois associations locales de défense de l’environnement.

« Dans le numéro d’octobre du magazine de l’agglomération, les élus ont prétendu que le projet était stoppé. Pourquoi dans ce cas lancer une enquête publique ? » s’interroge Michel Pellerin, porte-parole du mouvement.

Selon Michel BISSON, maire PSde Lieusaint et présidentde l’établissement public d’aménagement de Sénart, EDF Energies renouvelables pourrait bien jeter l’éponge. En cause : la baisse des aides accordées par l’Etat à la filière photovoltaïque. « La centrale du parc du Levant a été pensée selon un modèle économique qui n’est aujourd’hui plus le même. Du coup, il n’est pas certain que le projet aille jusqu’au bout, avance l’élu. La procédure administrative poursuit malgré tout son cours. »

Elle produirait l’équivalent de la consommation de 2200 habitants

« C’est absurde, commente, dubitatif, Michel Perrin. Si le projet est abandonné, cela signifie que la population, les élus mais aussi des agents administratifs vont être mobilisés pour rien. En cette période de restrictions budgétaires, les fonctionnaires ont peut-être mieux à faire. » EDF Energies renouvelables confirme, de son côté, que le revirement du gouvernement a contrarié ses plans. « Mais nous ferons tout pour que cette centrale voie le jour. C’est pourquoi nous avons relancé les études de faisabilité et déposé un permis de construire », indique une porte-parole de l’entreprise.

La centrale de Lieusaint doit s’étaler sur 21 ha, près du centre commercial Carré-Sénart. Elle produira l’équivalent de la consommation de 2200 habitants. Si le collectif d’associations est vent debout contre le projet, c’est essentiellement parce qu’il a été implanté au sol, dans un champ. « Nous ne souhaitons pas que des terres cultivables soient sacrifiées. C’est d’ailleurs une position partagée par le préfet et la chambre d’agriculture », rappelle Michel Pellerin, qui appelle plutôt à équiper les toits des bâtiments en panneaux solaires.

« Nous sommes à 150% d’accord. Sauf que cette parcelle est à l’extrémité d’une zone d’activités. Elle est de surcroît dans le périmètre d’un site classé Seveso et traversée par un pipeline transportant de l’azote. C’est donc un territoire difficile à valoriser. Voilà pourquoi nous l’avons choisi pour implanter cette centrale », réplique Michel BISSON.

Le collectif est aussi inquiet de l’utilisation par EDF Energies renouvelables de tellurure de cadmium, un matériau potentiellement dangereux pour la santé, qui rentre dans la composition de ses panneaux solaires. « La question sera soumise à l’expertise de la DRIIE (Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie). S’il y a le moindre risque, on arrêtera tout », promet le maire de Lieusaint.

  

La république du 05 décembre 2011

 


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