VILLAROCHE projet héliport !!!

Villaroche

 

Histoire de l'aérodrome

Cet aérodrome qui à l'origine possède deux pistes en gazon, sera utilisé en 1940 par une escadrille de Potez 631, bi-moteurs de l'AAF puis successivement par :

·         les Allemands, qui dès 1941 vont l'équiper de deux pistes en béton (est-ouest, nord-sud) mesurant chacune 1 600 mètres, équipées d'aires de dégagement afin d'exploiter des Junkers Ju 88 de la Junkers Ju 88 jusqu'en 1944 ;

·         les Américains à la Libération avec les escadrilles de North American B-25 MitchellMartin B-26 Marauder et Douglas A-20 Havoc.

Le 14 juin 1944, après le débarquement, l'aérodrome est la cible de l'aviation américaine (B-17), dans le cadre d'une opération massive visant à réduire l'efficacité de l'aviation allemande.

À la fin de l'année 1944, le terrain sera affecté à la direction technique et industrielle de l'Aéronautique (DTI). Pendant quelques mois, des Messerschmitt Me 262 équipés de moteurs Junkers Jumo 004 par la société Junkers seront stockés sur l'aérodrome avant d'être envoyés aux États-Unis. Sur l'ensemble de ces avions récupérés en Allemagne par l'armée américaine, un seul sera gardé par la société Snecma sur le centre de Villaroche à des fins d'études.

La base est surtout connue pour les nombreux essais de prototypes qui y ont eu lieu jusqu'au début des années 1980, en particulier ceux de plusieurs avions militaires devenus célèbres : MystèreMirage, avions à décollage vertical Balzac (qui donna son nom à une partie de l'aéroport - l'aire Balzac - là où l'appareil fut testé en vol vertical), etc., de Dassault Aviation. La base fut également un centre d'essais en vol pour la Snecma.

À la fin de l'année 1946, l'aérodrome prendra une autre dimension avec la construction de l'aérogare au nord des pistes puis de la tour de contrôle. En décembre 1947, cet aérodrome recevra les essais en vol de la Snecma basés préalablement sur l'aérodrome de Vélizy-Villacoublay.

Le 28 février 1948, le colonel Constantin Rozanoff ouvrira la voie de l'aérodrome aux avions à réaction en décollant pour son premier vol d'essai, un Dassault Ouragan équipé de moteurs Rolls-Royce Nene.

Dans les années 1980, les pistes larges de 60 mètres et longues de 2 800 mètres pour celle orientée est-ouest et 2 400 mètres pour celle orientée nord-sud permettent l'atterrissage d'avions dont la charge à l'atterrissage est de 60 tonnes. Cet aérodrome longtemps placé sous l'autorité de la direction générale de l'Armement (DGA), dépendant du ministère de la Défense, passera en janvier 1982 sous responsabilité du ministère des Transports.

Gestion

Sa gestion a été officiellement transférée par l'État au Syndicat mixte du pôle aérien de Villaroche (SYMPAV) depuis le 1er janvier 2007.

L'aérodrome est équipé pour recevoir les vols VFR (à vue) ou IFR (aux instruments). Sa tour de contrôle, équipée d'un radar, assure également les services du contrôle aérien à basse altitude dans un large secteur du nord-est au sud-ouest de la région parisienne Seine approche qui assure le service du contrôle d'approche, entre autres, d'Auxerre, Troyes, Vatry et Orléans.

Installé sur l'aérodrome, le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) a 6 000 mètres carrés d'espaces protégés et de hangars2.

Les principaux utilisateurs sont l'École nationale de l'aviation civile (ENAC), dépendant de la direction générale de l'Aviation civile, qui y possède un centre3, l'aéro-club de Melun-Villaroche « Constantin Rozanoff »4, la société de travail aérien Aéro-Sotravia, les ateliers de maintenance, de restauration et de peinture d'avion Aéropale, ainsi que des collectionneurs d'avions anciens. Des avions d'affaires, en liaison avec des entreprises de la région, peuvent s'y poser.

Des entreprises travaillant dans le domaine du travail aérien, de la construction de petits avions et de la maintenance aéronautique viennent peu à peu s'y implanter.

L’aérodrome développe actuellement les vols d’affaires. L'objectif est de faire connaître l'aérodrome aux compagnies privées. Il est envisagé d'accueillir cinquante avions d’affaires par mois en moyenne d’ici un à deux ans. Depuis avril 2013, une société de « handling » (accueil aéroportuaire), y est installée5.

 

        JORF n°0246 du 23 octobre 2014 page 17594 
texte n° 8 

Arrêté du 10 octobre 2014 portant ouverture à la circulation aérienne publique de l'aérodrome de Melun-Villaroche (Seine-et-Marne) 
NOR: DEVA1404836A

ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2014/10/10/DEVA1404836A/jo/texte


La ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie,
Vu le code de l'aviation civile, notamment ses articles R. 221-2 à R. 221-3, D. 211-3, D. 212-1 à D. 212-4 et D. 221-1 à D. 221-4 ;
Vu le code de l'environnement, notamment son article L. 120-1 ;
Vu le code des transports, notamment ses articles L. 6312-1 et L. 6321-2 à L. 6321-4 ;
Vu l'arrêté du 11 octobre 1960 relatif à la composition du dossier à joindre à la demande d'autorisation de créer un aérodrome ou d'ouvrir à la circulation aérienne publique un aérodrome existant ;
Vu la demande en date du 18 décembre 2013 présentée par le président du syndicat mixte du pôle d'activités de Villaroche ;
Vu les conclusions de l'enquête technique du 5 février 2014 ;
Vu l'avis en date du 13 mars 2014 du comité régional de l'espace aérien du Nord-Ouest,
Arrête :

Article 1


L'aérodrome de Melun-Villaroche (Seine-et-Marne) est ouvert à la circulation aérienne publique.

Article 2


Les conditions d'utilisation de l'aérodrome de Melun-Villaroche sont soumises aux limitations suivantes :


- seuls les aéronefs basés sont autorisés à effectuer des tours de piste.

Article 3 En savoir plus sur cet article...


Les listes n° 1 et n° 2 des aérodromes dont la création et la mise en service ont été autorisées sont modifiées et complétées en conséquence.

Article 4


Le directeur général de l'aviation civile est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait le 10 octobre 2014.


Pour la ministre et par délégation :

Le directeur du transport aérien,

P. Schwach

 

Article de la rep de septembre 2015 qui dit que.... mais on entend pas la même chose du côté de Grand Paris Sud !!!

Le déménagement de l'héliport d'Issy les Moulineaux  pour Villaroche est peut être pour demain !

 

Melun  Non, il n’y aura pas d’héliport à l’aérodrome de Melun-Villaroche

L’association France Nature Environnement redoute l’installation d’une plate-forme pour hélicoptère à l’aérodrome de Melun-Villaroche qui entraînerait des nuisances. Des craintes non-fondées selon le Sympav qui souhaite seulement « développer la filière aéronautique.

14/09/2015 à 15:47 par Julien Van Caeyseele

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Contrairement aux éléments avancés par des associations environnementales, il n’y a pas de projet d’implantation d’un héliport ont indiqué les élus du Sympav (illustration Fotolia/ malexeum)

 

contrairement aux éléments avancés par des associations environnementales, il n’y a pas de projet d’implantation d’un héliport ont indiqué les élus du Sympav (illustration Fotolia/ malexeum)

Le développement des activités autour de l’aérodrome de Melun-Villaroche est toujours au cœur des préoccupations des associations environnementales. Notamment en terme de nuisances pour les habitants. Dernier élément en date, une communication de France Nature Environnement (FNE) au nom de plusieurs collectifs de Seine-et-Marne et d’Essonne.

Nuisances

« Une restructuration des trafics d’hélicoptère est en train de se jouer en Ile-de-France, estime Claude Carsac, chargé de mission sur les questions de nuisances aéroportuaire. À Issy-les-Moulineaux (92), la plate-forme héliportuaire doit réduire ses activités. Même constat pour Toussus-le-Noble (78). » Et selon le collectif d’association, l’aérodrome de Melun-Villaroche serait ciblé pour installer un héliport.
 

Des éléments balayés par les élus du Syndicat mixte du pôle d’activités de Villaroche (Sympav) Selon Louis Vogel (LR), le président, « il n’y a aucun projet de plate-forme héliportuaire sur le secteur, nous n’avons jamais été contactés sur le sujet. » Et Michel Bisson (PS), premier vice-président du Sympav de compléter :  « Un héliport ici n’aurait aucune cohérence. Les associations jouent leur rôle mais en tant qu’élus, nous sommes conscients qu’il faut trouver un équilibre entre des nuisances possibles et l’activité économiques. »

Intérêt des riverains

Autres inquiétudes de FNE, la multiplication des vols d’affaires qui provoqueraient des nuisances aériennes. Un élément qui n’est pas nouveau puisque ces vols ont déjà débuté et la société de handling Elyxan Aviation – services d’accueil aéroportuaire – s’est installé l’an dernier à Melun-Villaroche. « Les mouvements d’appareils ont déjà débuté et cela ne provoque pas de nuisance, on parle d’un faible nombre de mouvement », rappelle Michel Bisson.

« Nous serons attentifs car cette problématique de nuisances aurait des répercussions à Melun, Sénart mais aussi à Evry. L’intérêt des riverains doit prévaloir », répond Claude Carsac.

« Jamais un aéroport »

Pour Louis Vogel, « il n’y a pas d’inquiétude à avoir autour de l’aérodrome qui n’est pas visé par un développement exponentiel concernant les vols d’affaires. Cela ne deviendra jamais un aéroport !  »Seule priorité, le développement du site industriel avec un pôle consacré aux filières aéronautiques.

« Avec la Snecma, nous devons profiter du dynamisme de la fillière et faire venir des entreprises comme LH Aviation ou JPB Système », détaille le président du Sympav. Et les vols d’affaires pourraient inciter des entreprises à venir s’installer sur le territoire.

Melun, 77

 | 

77550 Réau

Julien Van Caeyseele

 

 

 

 

Raymond BÉVEN

 

r

PS : Apès la réuniondu 27 septembre de la CCE Villaroche (Commission Consultative Environnement Villaroche), il nous a été dit que l'héliport d'Issy les Moulineaux ne déménagerait pas à Villaroche...àsuivre de prêt.